Témoignages

Merci à « Louis » pour ce témoignage édifiant.

voici mon témoignage en tant que  » victime  » de 2 prédateurs sexuels, et je tiens à souligner le mot  » victime « , car pendant longtemps je n’ai pas su accepter ce mot. C’était un sentiment de honte et de culpabilité qui prédominaient en moi. Il faut bien mettre en évidence que les enfants sont avant tout des  » victimes « .

Tout à commencé, lorsque je suis entré à l’école primaire, j’avais 6 ans. Mes parents m’avaient inscrit dans une école catholique, réputée pour la qualité de son enseignement. Cette école, était dirigée par des membres de l’église catholique. Et donc, à l’âge de 6 ans, je me suis retrouvé dans cette école où tous les matins mes parents me déposaient devant le portail d’entrée à 07.15 du matin. Mes parents qui travaillaient tous les deux, très durement, pendant toute la semaine et ce, pendant de longues années. C’est ce qui à fait que je suis devenu une cible privilégiée pour un homme d’église. Car à cette heure, j’étais toujours le premier arrivé dans cette école du 1er septembre au 30 juin.
Premier arrivé et toujours seul à cette heure. Pendant au moins 30 minutes avant de voir arriver d’autres élèves.
Cet homme, un jour, m’a invité dans son bureau afin, disait-il, m’éviter le froid qui sévissait assez tôt à mon époque. Dans ce bureau, à commencé et pendant de longues années, des tripotages, des caresses, des palpations de mon corps, des mains dans le pantalon. Ce qui m’a marqué surtout pendant ces années, est, je dirais aujourd’hui, la position de leur seigneur sur la croix. Les bras écartés et les jambes jointes. Dans cette positon, cet homme d’église, avait le plaisir d’inspecter mon corps de haut en bas. J’avais le droit ensuite, à aller m’asseoir sur ses genoux, ce qui lui procurait, sans doute, beaucoup de plaisir et je recevais comme récompense des friandises ou j’avais droit à un tour de magie ( magie qui était un de ses loisirs préférés). Ce moment dans son bureau durait maximum 15 à 20 minutes. Cela ne se passait pas tous les jours. Les autres jours, j’étais seul, mais dans la cour de récréation en attendant 08.30 pour entrer en classe. Je tiens à dire que cela n’a jamais été plus loin que ce que j’ai décrit plus haut. Cet homme, occupait un poste important dans cet établissement scolaire, et m’avait demandé de ne parler à personne de ce qui se passait dans son bureau. Car, sinon, son seigneur , disait-il, pourrait être très mécontent envers moi. A cet âge, cela me faisait peur et je me suis donc tut pendant de longues années. Le fait aussi qu’il occupait un poste important dans cette école, avait sur moi le même effet que ses propos que son seigneur pourrait avoir sur moi. J’ai eu, mais rarement, droit à une visite dans sa chambre, au même étage que son bureau, car cet homme dormait dans l’école. Dans cette chambre, un jour, et à un âge où finalement j’ai su dire pour la première fois « NON », à une proposition rémunérée. Ce  » NON  » a mis fin, aux rencontres dans son bureau. Je pense, aujourd’hui, que cet homme avait aussi besoin de  » chair fraîche « , si je peux m’exprimer ainsi.
Avec, ce qui s’est passé dans son bureau, j’ai appris très tôt a avoir 2 visages, à devoir mentir lorsqu’on me demandait si tout allait bien à l’école. Je répondait  » oui, pas de problèmes « . J’ai entendu, beaucoup plus tard, que d’autres enfants passaient aussi dans son bureau. Cet homme est aujourd’hui décédé. Il y a eu des années plus tard, alors qu’il ne travaillait plus dans cette école et qui a fait la Une des journaux de ma région, des faits de pédocriminalités avérés. Je nomme cette période, la période  » soft  » en matière de pédocriminalité. Car physiquement, je n’ai jamais à souffrir dans mon corps. Mon esprit, quant à lui, était endommagé.

En ce qui concerne la suite, je tiens à souligner que, à cet époque, beaucoup de personnes me confondait souvent avec une fille. Voix aiguë, traits fins. Est-ce que cela à  » joué  » en ma défaveur ? Peut-être, je ne sais pas.

J’ai eu  » affaire « , un peu plus tard, mais encore jeune, et pendant un certain temps à cheval entre l’homme d’église et une autre homme, à un pédocriminel qui lui, faisait partie de ma famille par alliance. Un jeune homme d’une vingtaine d’années. Il habitait avec un membre de ma famille chez lequel je passais toutes mes vacances, excepté le mois d’août, car c’était le mois de congé de mes parents. Je tiens à rester  » vague  » concernant cette personne qui est toujours vivante à l’heure où j’écris ce témoignage. Lui, il a été, beaucoup plus dur en matière de sexualité. C’est avec lui que j’ai connu les fellations, tant sur lui que sur moi. Le goût du sperme dans la bouche. Comment embrasser quelqu’un avec rudesse. Les  » caresses  » anales. Les différentes positions en matière de sexualité. Mais, je n’ai jamais été sodomisé avec sa verge. Là, pendant cette période, j’ai eu peur, très peur. Car, il me demandait aussi de me taire, bien évidemment et cela s’accompagnait de menaces physiques et il  » jouait  » aussi sur le fait que mes parent ne me croiraient pas et que je risquais, soit des représailles de la part de mes parents pour mes  » mensonges  » ou de ne plus être acceptés comme leur fils à cause de mes  » mensonges « . Je voudrais vous dire aussi, que ces faits se sont déroulés dans sa chambre. Et, toujours avec quelqu’un de ma famille au rez-de-chaussée. Ce détail, pour vous dire, que ce pédocriminel était  » malin « . A cette époque où l’ordinateur n’existait pas, ainsi que tous les gadgets électroniques que l’on peut trouver aujourd’hui, il avait trouvé le moyen d’être prévenu si quelqu’un montait les escaliers. Il avait de sa chambre, et jusque la première marche des escaliers, déployé un fil électrique qui était relié à deux petites plaques ( de métal je suppose ). Dans sa chambre, ce fil était relié à un petit soquet avec une ampoule électrique. Ces plaques étaient cachées sous le  balatum de l’escalier. Lorsque quelqu’un posait le pied sur la première marche, je suppose que la pression exercée par le pied faisait que les deux plaque se touchaient et l’ampoule s’éclairait. A ce moment là, en sachant que quelqu’un montait à l’étage et risque de le surprendre, je me souviens que tout allait très vite pour arrêter ses  » jeux  » sexuels. Tout s’est finalement arrêté brutalement, car il a quitté le domicile familial pour s’installer quelque part dans  » son  » domicile. Un détail me revient à l’esprit en écrivant ses lignes, mon surnom :  » poupée « .

Pour résumé, je n’ai pas eu de chance pendant cette période de ma vie. Personne n’a rien remarqué pendant toutes ces années. Sauf, une personne, et une seule fois. Un professeur qui avait noté dans mon bulletin scolaire, mais cela n’a jamais été plus loin.  » X est souvent seul pendant les récréations. X est quelqu’un de solitaire. « . C’est le seul moment où une personne avait remarqué que quelque chose n’allait sans doute pas chez moi.

Quand tout s’est arrêté, j’ai repris plus ou moins une vie normale. En essayant d’oublier. Mais avec des périodes auto-destructrices, auto-mutilations, excès d’alcool, de cigarette, mais jamais de drogue. Et, il m’a fallut plus de 20 ans avant de pouvoir en parler à plusieurs personnes, dont mes parents. Le facteur déclencheur à été la venue au monde de mon deuxième enfant. Un garçon. Le premier étant une fille. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai été pris de panique devant ce bébé garçon. Mon épouse quant à elle, savait ce qui s’était passé durant mon enfance. J’ai eu peur que l’on puisse croire que je réitère les mêmes gestes que j’avais subis.  » on  » entendait souvent parler du fait que les victimes de pédocriminels reproduisaient les mêmes faits qu’ils avaient endurés. J’ai donc décidé d’avoir, en premier lieu, une conversation avec mes parents. Et, ensuite, de parler de  » tout cela  » avec une professionnelle. Cette thérapie a été ma bouée de sauvetage. Et, aujourd’hui, je vais bien. Je me suis servi de mon passé pour aller de l’avant et voir la vie sous un autre jour. Je veux dire aussi, qu’une victime de devient pas forcément un bourreau par la suite. Je n’ai jamais eu l’envie, ni le besoin de reproduire les mêmes faits.

Au final, lorsque je lis ce que de jeunes enfants, enfants ou bébés subissent, je suis quelqu’un de chanceux. Je suis toujours vivant, et heureux de l’être. Je n’ai pas subi les atrocités décrites dans certains livres, journaux ou réseaux sociaux.

Je tiens aussi à ajouter que, aujourd’hui,  je ne ressens pas de haine, ni d’esprit de vengeance, ni l’envie de  » tuer  » un pédocriminel. Et, je n’inciterai jamais quelqu’un à passer à l’acte. Je suis pour des poursuites légales. Encadrées. Je suis aussi pour une renforcement des lois concernant les pédocriminels. Je trouve que les Teams font du bon travail. Des Teams responsables. Qui montent des dossiers les plus complets possible, et toujours dans la légalité. Très important le côté  » légal ». Et, surtout, en collaborant avec les autorités.

Aujourd’hui, tout ce qui touche aux enfants, je suis les  » dossiers  » très attentivement. Dans l’espoir, qu’un enfant puisse par les actions des citoyens, puisque des Teams se sont formées, être sauvé avant qu’un malheur ne le frappe. UN seul enfant, et c’est déjà très important. Une vie qui ne sera pas, pour certains, complètement détruite. Et, si mon témoignage peut être utile, je suis heureux pour la personne pour qui ce témoignage est important.

Bien à vous.

Louis.

Merci à « Louise » de son courage.

Par ce que cela n’arrive pas qu’aux autres, par ce qu’en partageant nos expériences nous pouvons aider d’autres victimes, nous vous faisons part aujourd’hui d’un bouleversant témoignage et pour protéger son anonymat  nous l’appellerons Louise.

Je m appelle Louise j ai 39 ans et j ai été abusée par mon père de mes 6 ans à mes 12 ans.

Comme beaucoup de victimes j’ai occulté et retrouvé la mémoire partiellement il y a de ça 3 ans, depuis quelques semaines j ai retrouvé complètement la mémoire, des souvenirs marquant et gravés en moi désormais ressortent « il venait la nuit me toucher la poitrine et le sexe ».

Il y a un an mon psychothérapeute m’a conseillé de porter plainte, ce que j’ai donc fait en mai 2018 et le dossier a été instruit malgré le délai de prescription passé d’une semaine.
 Pendant l’enquête une expertise médico-psychologique a révélé qu’il était bien capable de violences physiques à mon encontre, une forte instabilité et un danger pour les autres et pour lui-même.  

Il n’a bien évidemment pas reconnu les violences sexuelles.

Il a donc été relaxé pour absence de preuve et un délai de prescription dépassé d’une semaine, aucune injonction thérapeutique aujourd’hui il est libre comme l’air.

Aujourd’hui ce que je vis au quotidien c est l’enfer, je vivais dans un climat familiale d’incestes, ma famille est inconsciemment complice.

Ce que je conseillerai à des personnes dans ma situation est d’être soutenu psychologiquement pour les démarches judiciaires, car les suites peuvent être compliquées, pour ma part la cellule familiale a explosée et j’ai eu du mal aimant mes parents à me rendre compte que mon père est un pédocriminel.

Je ne comprends pas pourquoi la justice a pris ma plainte à l’époque sachant bien que le délai de prescription était passé, je pense que avant de ce lancer, il  faut ce renseigné sur ce point et insisté dessus au moment du dépôt afin de ne pas engager une procédure douloureuse qui sera forcément suivie de déceptions.

Protégez vos enfants.

Le témoignage de « Sophie »

bonjour suite à votre publication ,étant jeune j’avais 8-9 ans le fils d’une copine qui devait avoir au moins 20 ans ,ma demandé de lui toucher le sexe ,il m’a demandé de le regarder se masturber ,ensuite mon oncle vers l’âge de 10 ans ma demandé de lui toucher le sexe ,il me l’a montrer ,j’en ai parler à ma famille on m’a dis de me taire ,le compagnon de ma mère m’emmenais en voiture et me « faisait conduire sur ses genoux et me caressait les cuisses ,a l’âge de 17 ans j’ai été violé par un « ami » qui m’héberger ,ensuite a l’âge adulte le fils de la nouvelle compagne a fait des attouchements sur 3 de mes enfants ,j’ai porté plainte ,on me l’a reproché ,on n’a pas cru mes enfants tout de suite j’ai du me battre car mon ex mari et sa nouvelle compagne mentait a la juge car ce garçon ne devait pas entré en contact avec mes enfants mais ce n’était pas respecté mes enfants ont été placé un an car a l’époque mon copain buvait et me frappais je n’ai pas eu le droit de les avoir ,mes enfants vivaient à l’époque avec mon ex mari ,aujourd’hui je ne fait pas confiance au homme par rapport aux enfants j’ai beaucoup de mal ,je surprotège mes enfants et pour moi il ne me viendrai pas à l’idée de laisser mes enfants de 4 ans seul avec leur grand père ou un autre homme même si c’est mon copain ou conjoint j’ai toujours un doute car moi personne ne la jamais su tous se qu’il m’est arrivée et quand j’en ai parler il a fallu me taire …voilà aujourd’hui j’ai un gros problème de confiance en moi sûrement dû à tous ma vie pourrie …merci

Le témoignage de « Céline ».

J’étais adulte lorsque j’ai été violée par 2 hommes à Paris.
J’étais sortie boire un verre avec des amis, ils ont mis des somnifères dans ma bière. Rapidement je suis désorientée, paniquée, je ne trouve plus les amis avec qui j’étais, je ne sais plus comment rentrer chez moi, je suis complètement perdue. 2 hommes que je ne connais pas me disent que ça va aller, qu’ils vont m’aider. Je suis rassurée, ils appellent un Uber mais on ne va pas chez moi, on va chez eux. Je comprends que quelque chose cloche mais je suis impuissante et épuisée, le sommeil finit par m’emporter. Ils m’ont violée à tour e rôle alors que j’étais inconsciente. J’ai ouvert les yeux à un moment, j’ai vu ce qu’il se passait, j’étais incapable de bouger, de protester ou de résister. Je perds à nouveau connaissance.
Lorsque je me réveille, je m’enfuie de l’appartement et vais immédiatement aux urgences pour m’assurer que physiquement tout va bien. J’ai eu de la chance, parce que j’étais inconsciente, je n’ai pas eu mal, je ne suis pas blessée.
Aux urgences, ils me conseillent d’aller au commissariat pour porter plainte. Si j’avais su ce qui suivrait, je ne l’aurait probablement pas fait, mais à ce moment là je pensais encore que la Justice de mon pays défendrait mes droits, que mon témoignage éviterait à d’autres femmes de subir la même chose.
Au commissariat du 12ème ils me disent qu’ils ne peuvent pas prendre ma plainte, que je dois me rendre dans celui du 19ème. Ils ne peuvent pas m’accompagner, je prends le métro.
Au commissariat du 19ème, une inspectrice prends ma déposition et ouvre une plainte contre X pour viol aggravé. « Vous étiez habillée comment ? Quelqu’un peut confirmer vos accusations ? Ça vous arrive souvent de suivre des hommes que vous ne connaissez pas comme ça ? » Elle prend mon téléphone et note les noms et les numéros de tel des personnes avec qui j’ai communiqué la veille. « Je vais convoquer vos amis pour qu’ils confirment vos allégations. » J’ai honte, je m’en veux terriblement d’avoir laisser une chose pareille m’arriver, je ne veux pas que la police le raconte à mes amis, de toute façon je les ai perdu de vue avant que ça ne se produisent, ils ne savent rien d’utile, je le dis à l’inspectrice. « Vous n’avez pas le choix, sinon il faut retirer votre plainte ». Je pleure, j’ai l’impression d’être violée une seconde fois…
Je reprends le métro pour aller à l’UMJ de l’Hôtel Dieu pour faire constater les faits et prélever le sperme que je transporte sur moi depuis plusieurs heures. Évidemment ils n’ont pas utilisé de préservatif. On me prescrit une trithérapie, pour prévenir une infection par un potentiel HIV, que je dois prendre pendant 1 mois et qui me retourne l’estomac.
Pendant les jours qui ont suivi, je ne peux pas dormir ni arrêter de pleurer. Dès que je ferme les yeux, je revois les images de mon viol, de mon impuissance à l’empêcher. Les numéros d’aide psychologique que la police m’a fourni sont fermés le week-end et les jours fériés. J’ai l’impression que ma vie est finie.
Deux mois plus tard, la police me convoque. L’analyse de sang confirme la présence de somnifères, ce qui démontre une préméditation. Ils ont aussi des images de vidéo-surveillance qui montrent les 2 hommes montant avec moi dans un Uber. Ils ont le numéro de téléphone et la carte de crédit qui ont permis de commander le Uber. Ils ont leur ADN et le nom de la rue où ils vivent (je n’ai pas pensé à noter le numéro de l’immeuble lorsque je me suis enfuie).
Deux ans plus tard, je n’ai aucune nouvelle de ma plainte, je téléphone à la police. On me dit que malheureusement mon cas n’est pas important et qu’ils n’ont pas de ressources à consacrer pour identifier les 2 violeurs. Ils transmettent le dossier au parquet qui classe ma plainte sans suite pour « auteur inconnu ». Ma seule option maintenant est d’identifier les auteurs par mes propres moyens et de déposer une nouvelle plainte nominative, et non contre X…
Je demande une copie du dossier. Les réquisitions auprès d’Uber pour obtenir l’identité du porteur de la carte bancaire sont restées sans réponse. Pareil pour l’opérateur téléphonique. Ils n’ont même pas appelé le numéro pour savoir si quelqu’un décrochait… L’analyse de sang ayant démontré la présence de somnifères est déclarée invalide. Un nouveau test réalisé 18 mois plus tard sur le même échantillon montre l’absence de substance, donc il n’est plus question de préméditation.
Après le classement sans suite de ma plainte, j’ose raconter à ma mère ce qu’il m’est arrivé. Elle me répond « Tu n’imagines pas à quel point ça me fait du mal ce que tu me dis ». Je ne veux pas faire du mal aux gens, je décide de ne plus en parler à mes proches, je dois porter seule le poids de ce dont j’ai été victime.
Aujourd’hui, j’ai réussi à remonter la pente psychologiquement J’ai rencontré mon actuel compagnon un an après mon agression. Lui aussi a été victime à 15 ans d’un prêtre pédophile. Avec lui je peux parler, cette rencontre m’a permis de guérir. Avec le recul, je me rends compte que je suis plus blessée par l’attitude des services de l’État que par l’agression en elle-même, que j’ai vécue comme a travers un filtre sous l’effet des somnifères. Je peux comprendre que certaines personnes aient de mauvaises intentions, mais je ne peux pas accepter qu’un État de droit trahisse les victimes en ne se donnant pas les moyens d’appliquer la loi.
J’ai fais mes recherches, j’ai été effarée de constater que des milliers de personnes ont été confrontées aux même dysfonctionnements coupables de la Justice, en particulier les personnes les plus vulnérables : femmes, enfants, handicapés.
Je fais partie des chanceux qui n’ont pas été détruits, mais rendus plus forts. J’ai décidé de partager mon expérience pour dénoncer et alerter, pour mettre fin à ces pratiques d’une autre âge.

Le témoignage poignant d’une maman.

Le  18   Mars  2019

B : L’enfant

H : L’enquêtrice

S : Le père


En résumé, J’ai quitté brusquement le domicile conjugal en juin avec mon fils de 5 ans car j’ai surpris son père entrain de lui chatouiller les parties génitales. J’ai écrit une lettre de 4 pages au procureur de Castres (Tarn) pour dénoncer le comportement  du père (addiction à la pornographie et des soupçons de pédopornographie) ainsi que mes doutes sur des pratiques incestueuses et occultes de sa famille. J’ai porté plainte et l’enfant a parlé en salle « Mélanie », a confirmé que les caresses du père étaient régulières. Que son père allait souvent dans son lit et qu’il « le collait« . Sa psychologue (PMI de Castres) avait déjà entendu ces faits (Que son père allait souvent dans son lit et qu’il « le collait ») lors de consultations de B.

Entre temps, j’ai changé d’avocate car la première avait refusé de saisir le JAF malgré mes demandes insistantes. Elle voulait attendre quatre mois pour l’AJ. Je lui ai proposé de la régler sur le champ mais elle a refusé. Et Monsieur S a eu le temps de saisir le JAF en premier.

 B a ensuite été entendu par une psychologue de l’enquête,(après avoir passé 10 jours avec son père au mois d’Aout) il a dit des faits bien plus graves, notamment que son père se faisait lui-même caresser son sexe par l’enfant. Entre temps, par manque de preuves, le JAF a ordonné que le père ait l’enfant 1 week end sur 2 et la moitié des vacances scolaires et a ordonné une enquête sociale et psychiatrique des 2 parents. J’ai refusé de laisser le petit à son père au mois d’août, les gendarmes l’ont pris de force malgré un courrier de l’ASE qui demandait que je ne remette pas le petit à son père. Si j’avais refusé, le procureur de Castres a ordonné que j’aille en garde à vue moi et mes parents qui étaient présents ce jour-là.
Fin septembre, l’OPJ m’a téléphoné en m’informant d’un classement sans suite de ma plainte. Aucune vérification ni saisie sur les visions de Monsieur S de vidéos pédopornographiques.

 Une enquête sociale a été rendue au JAF (le 6/12/2018). Les entretiens avec l’enquêtrice  sociale (non répertoriée sur la liste des enquêteurs sociaux)  ont été d’une violence extrême. Elle a de suite pris parti pour le père. Elle m’a dit « que quelques guillis et quelques fois que le père était allé dans le lit de l’enfant n’était pas grave ». Elle a pris ma lettre du procureur (m’a demandé de lui montrer une copie) et l’a gardée. Tout ce que je dénonce dans cette lettre est entièrement démenti dans l’enquête par Monsieur S et sa famille, comme s’ils avaient eu connaissance de ma lettre. Madame H  m’a dit que l’ASE « ne valait rien». Elle m’a traité de menteuse et m’a carrément insultée lorsqu’elle a su que B avait un suivi psychologique. Elle a de suite averti le père qui a envoyé un recommandé à la psychologue pour arrêter le suivi de l’enfant. Cette enquêtrice s’est acharnée sur moi. Je lui ai montré des mails porno voire pédopornographiques que je recevais quand le père se connectait avec mon IP, elle m’a accusé que c’était moi qui allait sur ces sites ! Elle a eu le même comportement avec mes parents. Elle s’est vantée d’être proche des juges pour enfants et d’être à la PJJ afin que je me taise et ne conteste pas sa vision des choses. Elle m’a fait comprendre que c’était elle qui décidait et qu’elle avait tous les pouvoirs. Lorsqu’elle est venue chez moi, B a refusé de venir vers elle, il en avait peur. Dans l’enquête, elle dit que B a peur de moi. B avait déjà vu cette personne le week end avant chez son père. H m’a dit rapporter tout ce que je disais à Monsieur S. Elle s’est permis d’insulter mes parents. Elle m’a traitée de « menteuse »et me disait que je racontais n’importe quoi. Elle  semblait prendre  plaisir à me voir pleurer car elle me poussait à bout. Elle a conclu l’enquête en demandant que le père ait la garde voire la garde exclusive si je continuais ma version. La seule chose vrai dans l’enquête, c’est que B souffre d’encoprésie et régulièrement, se fait dessus à l’école, l’institutrice a été interrogée par l’enquêtrice. Lorsque B a vu a photo de H (la semaine dernière) sur Facebook, il m’a dit « c’est la fiancée de papa »
Le père s’est vanté d’être « protégé »par Madame H et me narguait à chaque fois qu’il me ramenait B devant la gendarmerie.

Je n’ai plus rien, mon ex m’empêche de récupérer mes affaires et celles du petit de la maison dont je suis propriétaire à plus de 60 %. Il refuse de me payer le moindre loyer. Ce sont amis et famille qui m’ont aidé pour avoir le minimum vital pour pouvoir vivre dans un HLM avec  B. B souffre de ne posséder aucun de ses meubles et jouets préférés. L’enquêtrice ne le fait pas valoir et ose mentionner que nous vivons dans un espace « coquet ».
 B est rentré de chez son père le 9 décembre 2018 après un weekend en DVH, très perturbé et il a pleuré. Il m’a dit que « papa faisait des trous dans le jardin pour l’enterrer avec des cailloux et qu’il lui avait retouché le zizi ». J’ai fait un signalement aux services sociaux ainsi qu’à la gendarmerie. Après un premier refus de dépôt de plainte, ils l’ont enfin accepté. B a été  ré-entendu en salle Mélanie et moi par un psychiatre.  Le psychiatre m’a estimée « traumatisée » suite à tout cela, j’ai demandé un premier rdv pour pouvoir me libérer avec un professionnel. B a confirmé que son père lui avait touché le sexe a plusieurs reprises et qu’il le collait dans son lit mais qu’il avait arrêté. La gendarmerie a refusé mes documents de preuve sur les mails pédopornographiques .La plainte a à nouveau été classée sans suite. J’en ai été informée le jour même de l’audition du père !
Chaque fois que B rentre de chez son père, il est violent, très mal. Lorsque je lui demande s’il veut appeler son père, il refuse. Je n’ai aucune issue pour que B s’exprime pour le moment et je le vois souffrir sans pouvoir l’aider. Si Madame H n’avait pas persuadé le père pour que B n’ai plus  son suivi psychologique, si une enquête normale avait été rendue, la souffrance de B serait certainement  bien moindre aujourd’hui.J’ai contacté une psychologue du CMP de Lacaune pour qu’elle entende B. J’ai informé Monsieur S qu’il fallait qu’il l’appelle pour donner son accord. A ce jour, il n’a pas appelé la psychologue. Monsieur S fait traîner afin que B ne puisse s’exprimer. Il était certain, avec l’appui de H, d’obtenir la garde de B.

Après chaque rdv avec Madame H, j’ai fait un rapport au CIDFF car je trouvais cela intolérable et j’étais en état de choc J’ai aussi averti mon avocat mais il fallait attendre la fin de l’enquête. Mon avocate a contesté l’enquête devant le JAF.

Le CIDFF me dit qu’il faut accepter et ne veut pas m’aider à dénoncer malgré la connaissance de plusieurs femmes en détresse à cause de H.

Je suis désemparée et j’ai très peur car cette personne est   très protégée et a des relations importantes.

Je ne peux me taire, les témoignages des autres femmes victimes de Madame H ne veulent plus parler car tout ce qu’elles ont tenté s’est retourné contre elles et comme moi, elles vont perdre en totalité leurs enfants si elles continuent.

Le jugement JAF donne la garde au père à partir du mois de Juillet  prochain.

Les services sociaux ont fait 2 voire 3 demande de saisine du juge pour enfants. J’ai moi-même écrit au Juge pour enfant suite à la deuxième audition de Baptiste. A  ce jour, aucune réponse.

 La plaidoirie de mon avocate pour ma défense n’apparaît pas sur le jugement.

Suite : le 06/04/19

Le juge pour enfant a été saisi, présence de l’ASE qui demandait une protection judiciaire pour B.

Monsieur demandait le transfert immédiat de B chez lui.

La JE  a dit que les plaintes étaient classées. Elle s’est basée sur l’enquête sociale mensongère. Elle a demandé une AEMO et confirme la garde au père à partir de Juillet  prochain. Plaidoirie de mon avocate excellente mais rien ne change. Autorisation du père pour consultation psy pour B.

Courrier de l’AEMO qui ne peut être faîte dans l’immédiat.

Mai 2019 : Retour de vacances de chez son père, B fait des dessins extrêmement choquant. J’en fais part à

L’ASE.

 Je trouve une excellente psychologue pour B( Madame « anonymiser »).. Monsieur S la rencontre le 18 Mai avec B.

Il m’annonce s’opposer à ce suivi car il n’a pas été informé et n’a pas donné son accord (textos et l recommandé attestent qu’il était au courant)

La maîtresse de B m’informe que B ne va pas bien.

Nous déménageons sur Castres. Je fais une longue formation professionnelle. Monsieur S est en maladie. Va voir B aux récréations et lui promet de le voir quand il veut. S me dit qu’il va déménager avec B, que les services sociaux ne peuvent rien et que le procureur les a « mis en place ». Il est intouchable. B doit voir 2 pédopsychiatres du CMP, Monsieur S impose sa présence au RDV sinon, il ne donne pas son accord.

3Juin 2019 :: Je retrouve B en retour du week end chez son père. Me dit que sa tante lui a dit de dire aux psychologues que j’étais méchante, que je ne l’aimais pas. B me dit « me laisse pas maman, je t’aime moi »

4 Juin 2019 : B est reçu par une assistante sociale et une pedo psy du CMP. Son père est présent avec moi. Impossible de laisser B s’exprimer tout seul. B n’aura pas dans l’immédiat de suivi psychologique. Le père apparaît « parfait «  et annonce qu’il souhaite déménager à la rentrée scolaire sur Albi avec B. Tout semble normal. Je n’ai aucun moyen de faire analyser les dessins de B.

5 juin 2019 : B est très perturbé. Me dit que son père veut que ce soit tatie (sœur de S) qui remplace sa maman.

                      Je reçois une réponse du tribunal de Castres suite à ma 3eme demande de dossier pénal : Les numéros de PV n’existent pas ! Mon avocate me conseille d’arrêter de faire la demande.

30 Juin 2019 : A chaque week end de DVH du père, S me demande de récupérer B le dimanche soir car il est incapable de s’en occuper et de l’amener à l’école le lundi matin. B n’est pas préparé au transfert de résidence, aucun soutien ni suivi psy. Le JE a été informé. Rien ne change. S m’a donné son RIB pour que je lui fasse les virements de la pension alimentaire de 100 euros par mois, j’en perçois 600, paie crédit de la maison dans laquelle S vit.

Juillet 2019 : Transfert de résidence de B sans le moindre suivi. B est chez son père depuis presque 15 jours. Je l’ai vu dimanche au feu d’artifice. Il ne voulait pas repartir avec son père.

S n’arrête pas de m’appeler pour aller voir mon fils. B ne va pas bien du tout. S m’insulte et me reproche que B ne va pas bien à cause de moi. B refuse de rester avec son père. Je suis obligée de tenir et de lui dire qu’il doit rester chez son père.

Samedi 20 Juillet : Je récupère B à midi, le soir même, se fait caca dessus. Ne raconte rien.

Dimanche 21 : Nous allons à la piscine et aux jeux gonflables : B se fait dessus à nouveau

Mardi 23 Juillet : RDV au CMP, la pédopsychiatre et l’AS nous reçoivent à nouveau tous les 3. Baptiste ne décroche pas un mot. S se plaint de la situation car je l’ai coupé de son fils 2 mois…Je ne peux pas parler devant B. Le CMP estime que B va bien , aucun suivi proposé. Prochain RDV le 22 octobre !A la sortie, le père propose à B d’aller se baigner à la piscine de la maison. Je repars en formation l’après-midi. B fait une colère suite à mon refus. Le père insiste. J’amène B se baigner une demi-heure et le fait garder par mes parents l’après-midi jusqu’au lendemain soir (fin de formation)

1 Aout : Nous rentrons d’une semaine de la mer. Aucun pb d’encoprésie. B veut toujours des cadeaux et fait des colères car son père lui fait « tout ce qu’il veut »

2 Aout : B appelle son père, lui demande de venir manger avec nous. Nous passons la soirée au grand buffet. Le père me dit que B sera à Albi la semaine suivante gardé par sa nièce de 13 ans car ce dernier travaille.

Dimanche 10 Aout : Je pars à la mer pour une semaine avec une amie. Dès que je pars, B appelle et me demande où je suis. Je lui répond « sur la route » : son père et lui me suivent jusqu’à la mer. B appelle toutes les ½ h pour savoir où je suis. A notre arrivée, B et son père sont dans un jardin d’enfants à Gruissan. B s’est fait caca dessus. Le père loue un hotel. B n’a pas de casquette, pas de crème solaire, pas de pantalon. J’achète une casquette et ils restent les journées avec nous à la Gruissan jusqu’au 12 Aout. Le père laisse B et fait sa vie.  Il ne cesse de me critiquer devant mon amie et sous-entend que si ne retire pas ma plainte, il ne fera aucune démarche pour la garde alternée.

Mercredi 14 Aout : Le père appelle et veut parler à mon amie, Il dit qu’il n’a jamais voulu la garde de B. La discussion tel dure plus d’une heure


Fin Aout : J’informe S que j’ai changé d’avocat. S le prend très mal et me dit que la JAF et la JE sont avec lui et que je suis folle.

Lundi 2 Septembre : B est chez son père depuis samedi 31 Aout, il ne cesse de faire appeler B pour que j’aille à la maison. B en larmes à l’école. Je finis à 16h30 et le père met B en garderie tous les soirs. Le mercredi matin, S appelle alors qu’il est devant chez moi avec B pour que je lui donne un sac à dos de B. B s’enfuit et pleure au centre aéré.

Le mercredi soir, S appelle pour que j’aille voir B. Il me menace de me faire perdre l’autorité parentale. Il m’insulte et menace si mon amie qui était à la mer témoigne.

Toute la semaine, lorsque je suis allée voir B, B regarde des vidéos violentes sur le portable de son père. Il mange en regardant des vidéos sur le portable. Quand je pars, B pleure et me dit que je lui manque.

Vendredi 6 septembre : Je récupère B à l’école, c’est mon wk de garde. L’instituteur souligne que B n’est pas correct. B n’a pas ses doudous dans son cartable. Le soir, après avoir appelé S, ce dernier les amène et en profite pour tirailler B. B est très capricieux et violent lorsqu’il n’obtient pas ce qu’il veut.

Le témoignage d’une autre maman

Bonjour . Voici mon témoignage de maman. Cela commence en janvier 2003 lorsque l on fait rentrer se prédateur dans nos vies . Le 30 décembre 2002 j accouche de « Jean-luc » mon deuxième enfant, j ai été prise de douleurs chez mes parents et ceux ci on appeler les pompiers, ce qui a permis à la maman de ce prédateur de s immiscé dans nos vies . En effet ce sont les voisins de mes parents, une mère et son fils né en 1971 . De la a commencer notre histoire. Je connaissais ces gens depuis mon enfance, mais à la maison nous avons été élevés dans un état d esprits ou les gens ne sont pas tous mauvais même si ils ont un handicap et pour moi ces gens étaient serviable et ne me dérangeait pas plus que ça . A partir de ce moment là, mes enfants d abord mon grand « marcel » qui lui avait 4 ans et demi et ensuite « jean-luc » . De janvier 2003 au 30 décembre 2010 date à laquelle nous avons porté plainte mes enfants ont été abusés sexuellement et par la suite j apprendrai qu’ils ont été violes . Cette personne se proposait pour allé les chercher à l école , les emmener aux expositions , a l orthophoniste . Ce prédateur qu’on appellera mr B allait même jusqu’à rejoindre mes parents à la campagne pour les aider à garder les enfants pendant la première semaine des vacances,  enfin bref il me dépannait comme une nourrice car leur père et moi nous étions séparés. Je refusais souvent car je voulais passer du temps avec mes enfants et j’aimais aussi mes moments avec eux . Mais c’est vrai qu’ils étaient tellement serviable et mes enfants aimaient y aller (enfin c’est ce que je croyais ) . « marcel » a commencé à devenir très dur dès le cm2 « jean-luc » lui sa maîtresse de moyenne section avait trouvé qu’il était solitaire du coup un suivit au CMP tout les mercredis , mais les enfants n ont jamais parlé. Arrivé en 6 eme « marcel » va de plus en plus mal , et par le biais d’une amie je fais la connaissance de « maurice » un super éducateur de «  rue » de la sauvegarde de l’enfance qui pendant près d’un an travaille avec nous sur le mal être de « marcel » qui entre temps aura quitté son collège privé où il était depuis la primaire pour refaire une sixième chez les apprentis d Auteuil . La première année ce passe et le premier trimestre de l’année de sa 5 eme c’est de nouveau la catastrophe. Là le directeur un homme formidable se pose des questions et en parle à « maurice » qui lui va travailler pour les faire parler et le 29 décembre 2010 c’est l enfer qui s abat sur nous . « marcel » avoue des abus sexuel sur son frère perpétré par Mr B mais ne dit rien pour lui . La « maurice » viens me voir le 30 décembre alors que nous allions fêter l anniversaire de « jean-luc » et qu on attendait MR B et sa mère . Là tout s écroulé « maurice » m annonce que son travail avait mis en évidence des abus sur mon  enfant . De là commencera un combat . Nous sommes allés porté plainte de suite j était accompagné de « maurice » de mon amie et de mon fils « jean-luc » , « marcel » lui a refusée de venir. Nous sommes auditionnés, je suis choqué par les dépositions de mon fils « jean-luc » et tout de suite la policière me dit votre enfant ne ment pas . Je ne pensais vraiment pas que mon enfant mente j’étais juste sous le choque de la nouvelle et surtout qu’allions nous devenir . La policière me demande de revenir le lendemain pour qu’elle puisse auditionner « marcel » . Nous revenons et « marcel » est entendu tout est concordants avec les direct « jean-luc » mais il ne parle toujours pas de lui . On part du commissariat  sans aide , on nous demande de ne pas rentrer en contact avec cette personne qu’il vont convoquer assez rapidement . Je passe les 5 jours les plus  horribles de mon existence,l attente et l attente . Au final le policier me rappelle le mercredi pour me dire que ce Mr a avoué et que le procureur a décider de le laisser libre jusqu’à son jugement le 15 mars 2011 . Mais nous rien personne nous demande comment on va . La vie continue et « marcel » commence une descente en enfer , il est au plus mal . Il décide de na pas venir au procès . Ce Mr est accusé d abus sexuels sur mineurs de moins de 15 ans et visionnage de films pornographique . Il se présente pas . Il écope de 18 mois d emprisonnement et 18 mois de sursis. Le procès a été horrible car j’entends l expertise et l’audition de ce Mr . Mais toujours rien pas d’aide ni psychologique ni rien en fait . Du coup une amie psychologue vient à notre secours car la situation se dégrade de plus en plus . Conflits avec leur papa et violences conjugales s’ajoute à notre vie . On tient de mars à septembre et la « marcel » craque , il me dit <maman moi aussi > et la rebelote on re dépose plainte et même scénario cette personne avoue tout ce que « marcel » dit mais pas plus pas moins il confirme . Du coup de nouveau il se retrouve dehors libre comme l air toujours voisin de mes parents avec une date de procès le 2 juillet 2012 14 h . Il partira à la barre en prison pour 18 et 5 ans d obligation de soins et interdiction de travailler avec des enfants et d approcher mes garçons . Avant qu’il parte « marcel » est déscolarisé et plusieurs rappel à la loi pour avoirs craché sur sa porte . Je suis en colère car mes enfants on eu des rappels à la loi alors qu’ils sont victimes. Après ce procès les choses se dégrade un mois après je fais une tentative de suicide pour moi . Le comportement de « marcel » ne s amélioré pas à la maison les violences continuent. Je descends chercher « marcel » dans les quartiers à 3 du matin car il refuse de rentrer . Du coup je craque et je fais cette tentative pour que l’on nous aide pour moi c’était insupportable de voir mon fils glisser comme ça . Dix jours après je décide de mettre le papa dehors et de divorcer car sa présence n arrangeait rien à mon éducation . A ce moment là j ai cru que demander de l aide à l assistante social allais être une bonne choses je me trompais elles sont voulu m’enlever mes enfants car j était un danger pour eux : je continuais à voir les parents alors que l agresseur habitait dans l allée. Le juge a été saisie et j’y voyais une bonne chose car j ai pu m exprimer et cette adorable femme les a remis à leur place car pour elle je n’étais pas un danger mais une maman qui appelait à l aide , qui cherchait de l aide et j’ai eu gain de cause on a eu une éducatrice et au final « marcel » a quitter Lyon pour Macon de ses 15 ans à ses 18 ans . Et dans tout ce malheur je me suis rendu compte que j étais enceinte et les garçons ont eu une petite sœur qui va avoir 7 ans en mai . Les années ont continuer tant bien que mal dans le mal être pour les enfants, courir après les soins les différentes méthodes ( hypnose , EMDR ) et les années sont passées. On a eu les expertises demandées le 27 juin  2013 elles étaient demander lors du premier procès le 15 mars 2011 . L expert demandant à revoir les enfants pour leur 18 ans . Le 1 mars 2016 « marcel » intègre l armée de terre et 5 semaines après il m’appelle et craque et là il crache le morceau on ne parle plus d’abus sexuels mais de viol il me crache tout dans les moindres détails pendant 2 heures j’écoute mon fils seul démuni face à cette situation. Heureusement j’ai pu joindre mon amie psychologue et elle m’a calmé , car depuis cette histoire la seule émotion que je développe c’est la colère . Il est rentré et a rencontré notre avocate qui a saisie le procureur. Dans le récit de « marcel » il parle de son frère que les scènes que lui vivaient il devait les reproduire sur son frère devant ce prédateur, c’est très dur pour moi de savoir ça . De ce récit les deux enfants sont convoqués par la police en septembre pour « jean-luc » et octobre « marcel » . Ils sont entendus par le juge l année d après en mars 2017 Celui ci demande une expertise médicale qui a lieu en juillet 2018 . Le compte rendu de cette expertise arrive en janvier 2019 et c’est juste une horreur pour les deux . J ai oublier que quand « marcel » a décider de ressaisir la justice pour viol « jean-luc » n était pas d accord car lui avait occulté tous ses <souvenirs > et cette décision avait tout fait ressurgir et la « jean-luc » avait un trop plein qui l empêchait de dormir et d’étudier correctement il a été mis sous médicament en plus de sa ritaline car « jean-luc » est un enfant hyperactif précoce reconnu et dépressif. Et là un autre combat commençait pour que « jean-luc » puisse aller mieux . Il va bien mais jamais je vous les enfants rires ils se détestent mutuellement : un se sent coupable et l’autre lui reproche d avoir laisser faire et moi je ne sais plus quoi faire , je me dit qu’avec le temps il se retrouveront. Je compte sur un éventuel procès aux assises. Depuis le dernier dépôt de plainte en avril 2016 nous sommes toujours en attente d’un procès . L instructions est terminée ce prédateur a avoué comme d habitude la totalité des dires des enfants et son expertise est accablante. Aujourd’hui j apprend par mon avocate que là procureur veut correctionnaliser les fait mais je m’y oppose . C’est des viols et aujourd’hui c’est criminel donc ça doit être jugé aux assises, un autre combat va commencer pour que ce procès est lieu aux assises et mon combat pour que mes enfants s’en sortent n’ai pas finit . Voilà je vous remercie de m avoir lu Mme « anonymiser »